Le principe de la retraite progressive
La retraite progressive autorise un cadre à passer à temps partiel tout en touchant une fraction de sa retraite (base et complémentaire). Vous continuez à travailler, donc à cotiser, ce qui distingue ce dispositif d'un départ anticipé classique.
- Vous réduisez votre temps de travail (entre 40 % et 80 % d'un temps plein).
- Vous percevez une pension partielle correspondant à la part non travaillée.
- Vous continuez à acquérir des droits jusqu'à la liquidation définitive.
Les conditions d'éligibilité
Trois conditions cumulatives doivent être réunies au moment de la demande.
- Âge minimum : 60 ans (deux ans avant l'âge légal de départ).
- Durée d'assurance : au moins 150 trimestres tous régimes confondus.
- Activité à temps partiel comprise entre 40 % et 80 % d'un temps complet, avec l'accord de l'employeur.
Ouverture aux cadres au forfait jours
Depuis les évolutions récentes, les salariés en forfait jours peuvent aussi accéder à la retraite progressive, en réduisant leur nombre de jours travaillés dans les mêmes proportions.
Le calcul de la pension partielle
La fraction de pension versée est l'inverse de votre quotité de travail : à 60 % d'un temps plein, vous touchez 40 % de la pension estimée (Cnav + Agirc-Arrco) au moment de la demande. Le total salaire partiel + pension partielle amortit la baisse de revenu.
Cette pension partielle est provisoire : elle sera recalculée lors de votre départ définitif en tenant compte des trimestres et points acquis entre-temps.
Impact sur les droits futurs et l'Agirc-Arrco
Comme vous continuez à cotiser, vous validez de nouveaux trimestres à la Cnav et de nouveaux points à l'Agirc-Arrco pendant toute la période. Ces droits s'ajoutent à votre pension définitive.
- Cnav : les trimestres cotisés à temps partiel comptent pour la durée d'assurance et peuvent aider à atteindre le taux plein.
- Agirc-Arrco : la complémentaire est également versée partiellement, et les cotisations continuent d'alimenter votre compte de points.
- Option surcotisation : vous pouvez cotiser sur la base d'un temps plein pour ne pas amputer vos droits, avec l'accord de l'employeur.
Un levier anti-décote
Prolonger l'activité à temps partiel jusqu'au taux plein permet d'effacer une décote tout en gardant du temps libre — une alternative souple au rachat de trimestres.
Passez à la pratique
Utilisez nos simulateurs gratuits pour appliquer ce guide à votre situation.
Guide rédigé par Viadera à visée pédagogique, sur la base d'informations publiques (LFSS, barèmes Cnav et Agirc-Arrco). Il ne remplace pas un bilan retraite personnalisé ni la validation officielle par vos caisses.