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Analyse de relevé · Méthode de l'IA

Toutes les vérifications de l'IA sur votre relevé de carrière

Avant de lancer l'analyse de votre relevé individuel de situation (RIS), voici la liste exhaustive des vérifications que l'IA Viadera réalise pour détecter les erreurs. Chaque point s'appuie sur une donnée réelle de votre document : aucune alerte n'est générique ou spéculative.

Mis à jour : Septembre 2026

Ce que l'IA lit en premier

Avant toute détection d'erreur, l'IA identifie le document et isole les informations d'identité. Cette étape garantit que le PDF est bien un relevé de carrière et permet de dater les données.

  • Reconnaissance du document : l'IA vérifie qu'il s'agit bien d'un RIS. Si le PDF n'en est pas un, l'analyse l'indique clairement.
  • Identité de l'assuré : nom, et numéro de sécurité sociale masqué (seuls les 3 premiers et 2 derniers chiffres sont conservés).
  • Année et mois de naissance déduits du numéro de sécurité sociale (avant masquage), lorsque le numéro est lisible.
  • Date d'édition du relevé : repérée en en-tête ou pied de page (« édité le », « généré le »). Elle permet de juger de la fraîcheur des données et des années éventuellement pas encore mises à jour.

Pourquoi la date d'édition compte

Un relevé édité récemment peut ne pas encore intégrer les validations de l'année en cours. L'IA en tient compte et classe ces années en « information utile » plutôt qu'en anomalie.

Tableau récapitulatif des vérifications

Le tableau ci-dessous récapitule chaque contrôle effectué et le niveau d'alerte associé. L'IA ne signale une anomalie que si un fait précis du document la justifie ; en cas de doute, elle rétrograde en point de vigilance.

VérificationCe que l'IA chercheNiveau d'alerte
Trimestres manquantsAnnées avec moins de 4 trimestres validésVigilance / Anomalie
Ruptures de carrièreAnnées entièrement absentes entre deux périodes d'activitéVigilance
Revenus sans trimestresRevenus significatifs la même année sans trimestre correspondantAnomalie
Transitions de régimePassage salarié / libéral / chômage (risque d'oubli de report)Vigilance
Plafond multi-régimesAnnées où plusieurs régimes coexistent (max 4 trimestres/an)Information
Points complémentaires faiblesPoints Agirc-Arrco / Ircantec très faibles ou absents sur une période d'activité salariéeAnomalie / Vigilance
Années récentesAnnées potentiellement pas encore mises à jour par les caissesInformation
Périodes assimiléesChômage, service national, maladie, maternité non reportésInformation
Emploi sans droitPériode d'emploi longue sans aucun droit apparentAnomalie

Vérification des trimestres validés

Le cœur de l'analyse porte sur les trimestres : ils conditionnent le taux plein et la date de départ. L'IA reconstitue le tableau année par année et applique plusieurs contrôles.

  • Années avec moins de 4 trimestres validés : les cas similaires sont regroupés en une seule alerte listant les années concernées.
  • Ruptures de carrière apparentes : années entièrement absentes entre deux périodes d'activité, signalées comme vigilance.
  • Plafond de 4 trimestres par an tous régimes confondus : les années où plusieurs régimes coexistent sont signalées en information utile.
  • Synthèse chiffrée : trimestres requis pour le taux plein, trimestres enregistrés et trimestres restants à obtenir.

Règle de validation appliquée

En 2026, 1 trimestre est validé pour 150 fois le SMIC horaire de revenu, soit 1 803 € ; 4 trimestres correspondent à 7 212 €. L'IA s'appuie sur ce repère pour juger de la cohérence entre revenus et trimestres.

Cohérence revenus / trimestres / points

L'IA croise les revenus reportés avec les trimestres et les points acquis, afin de repérer les incohérences chiffrées qui trahissent souvent une omission de report.

  • Revenus présents mais trimestres incomplets ou incohérents : anomalie si l'écart est net (revenus significatifs sans trimestre correspondant).
  • Points complémentaires (Agirc-Arrco, Ircantec…) très faibles ou absents sur une période d'activité salariée : anomalie ou vigilance selon l'ampleur.
  • Période d'emploi longue sans aucun droit apparent : anomalie signalée en priorité.

Recalcul chiffré des points Agirc-Arrco

À partir du salaire brut de chaque année, un calcul déterministe reconstitue les points théoriquement attendus (assiette par tranche × taux contractuel ÷ prix d'achat du point de l'année) et les compare aux points réellement inscrits. Comme de nombreuses entreprises cotisaient à un taux supérieur au minimum, le diagnostic ne porte pas sur le niveau absolu mais sur la constance du rapport, employeur par employeur : un rapport stable révèle un taux d'entreprise supérieur, une rupture révèle une année mal reportée.

  • Statut cadre absent du relevé : les deux branchements possibles (Arrco tranche 2 ou Agirc tranche B) sont testés et celui qui reconstitue le mieux les points observés est retenu.
  • Taux de cotisation d'entreprise supérieur : estimé sur l'ensemble des années d'un même employeur, puis réutilisé comme référence ; signalé en information, jamais en anomalie.
  • Rupture du rapport sur une seule année, à salaire et taux inchangés : vigilance ou anomalie selon l'ampleur de l'écart.
  • Années antérieures à 1999 : marquées « non auditables » — une quarantaine de caisses Arrco coexistaient avec leurs propres barèmes ; seuls des contrôles de vraisemblance s'y appliquent.
  • Chômage indemnisé et arrêts de travail : points acquis sans cotisation, isolés du calcul pour ne pas fausser la comparaison.
  • Points de tranche C acquis jusqu'en 2015 : suivis distinctement par le régime, exclus du recalcul et signalés à part.
  • Années de changement d'employeur : embauche ou départ en cours d'année, l'assiette n'est pas comparable — année exclue du recalcul et signalée en information.

Recalculer vos points année par année

Deux simulateurs reprennent les barèmes historiques (assiette par tranche, taux, prix d'achat du point) et convertissent francs et euros pour comparer, année par année, les points attendus aux points inscrits sur votre relevé.

Ce que l'IA ne peut pas vérifier

Un relevé de carrière ne contient pas tout. Plutôt que de deviner, l'analyse déclare ses zones grises : les points ci-dessous ne donnent jamais lieu à une anomalie.

  • Le statut cadre n'est pas écrit sur le relevé — Il est déduit en testant les deux branchements possibles (Arrco tranche 2 ou Agirc tranche B) et en retenant celui qui reconstitue le mieux les points inscrits. Cette déduction reste une hypothèse.
  • Le taux de cotisation réel de l'employeur est inconnu — De nombreuses entreprises cotisaient au-dessus du taux minimum. Le contrôle porte donc sur la constance du rapport points inscrits / points théoriques, employeur par employeur, jamais sur un niveau absolu.
  • Les années antérieures à 1999 ne sont pas auditables — Une quarantaine de caisses Arrco coexistaient avec leur propre valeur de point et leurs propres taux, puis les points ont été convertis au 01/01/1999. Sans le nom de la caisse et son barème, seuls des contrôles de vraisemblance sont possibles.
  • Les années de changement d'employeur ne sont pas recalculées — Une embauche ou un départ en cours d'année rend l'assiette annuelle non comparable au salaire à temps plein. Ces années sont exclues du recalcul chiffré et signalées en information.
  • Les périodes travaillées à l'étranger n'apparaissent pas — Elles relèvent d'une convention internationale et ne figurent pas sur le relevé français. Une interruption de plusieurs années ne signifie donc pas une erreur.
  • Les majorations de durée ne figurent pas sur le relevé — Trimestres enfants, congé parental, pénibilité et handicap sont ajoutés au moment de la liquidation. Ils ne sont ni lisibles ni vérifiables sur le RIS.
  • Le chômage indemnisé et les arrêts de travail suivent d'autres règles — Ces périodes génèrent des points sans cotisation, selon un salaire journalier de référence. Elles sont isolées du recalcul pour ne pas fausser la comparaison.
  • Les points de tranche C acquis jusqu'en 2015 sont suivis à part — Le régime les gère distinctement. Ils sont signalés séparément mais ne sont pas intégrés au recalcul.
  • Le montant définitif de la pension n'est pas calculable — Seules vos caisses peuvent l'arrêter lors de la liquidation. Les projections du rapport sont indicatives.

Une zone grise déclarée vaut mieux qu'un faux résultat

Sur ces sujets, l'utilisateur n'a pas les moyens de contredire l'analyse : mieux vaut annoncer la limite que produire une alerte non fondée.

Transitions de régime et périodes assimilées

Certains oublis concernent les transitions de statut et les périodes sans salaire qui doivent pourtant être validées. L'IA les identifie explicitement.

  • Transitions salarié / profession libérale / chômage : signalées en vigilance (risque d'oubli de report d'un régime à l'autre).
  • Chômage, service national, maladie, maternité : signalés en information utile, avec une explication de la validation partielle possible.
  • Années où plusieurs régimes coexistent : information utile rappelant le plafond de 4 trimestres par an.

Fraîcheur des données et années récentes

Les caisses mettent à jour les droits avec un délai. L'IA repère la date d'édition et isole les années récentes susceptibles de ne pas être encore à jour.

  • Repérage de la date d'édition / génération du relevé (en-tête ou pied de page).
  • Années récentes potentiellement pas encore mises à jour : classées en information utile, pas en anomalie.
  • Si aucune date d'édition n'est visible, ce point reste vide : l'IA ne devine pas.

Synthèse et totaux reconstitués

À partir des données lues, l'IA produit une synthèse chiffrée et un tableau annuel reconstitué, qui servent de base à l'indice de fiabilité et aux recommandations.

  • Régimes détectés sur le relevé (régime général, Agirc-Arrco, CIPAV, Ircantec, MSA…).
  • Totaux : trimestres d'assurance retraite, trimestres CIPAV, points Agirc-Arrco.
  • Tableau annuel : pour chaque année, trimestres tous régimes confondus et détail par régime (trimestres et points).
  • Résumé de situation en 3 à 5 phrases, en langage simple.

Indice de fiabilité du relevé

À partir des alertes identifiées, l'IA alimente un indice de fiabilité unique, présenté en tête du rapport. Il traduit la qualité et la cohérence des données enregistrées — pas la qualité de votre carrière.

  • Score sur 100 : 100 = aucun point à signaler, plancher fixé à 20.
  • Pondération par gravité : information 0 (elle n'enlève aucun point), point de vigilance −8, anomalie −12, anomalie majeure (année sans droit) −20.
  • Une même anomalie répétée sur plusieurs années ne pèse jamais plus de −20 au total : un relevé sain ne bascule pas mécaniquement en « à vérifier ».
  • Trois bandes : « Relevé cohérent » (≥ 85), « À vérifier » (60–84), « À corriger en priorité » (< 60).
  • Indicatif : il ne remplace pas une validation par vos caisses de retraite.

Restitution et recommandations

L'analyse ne se limite pas à lister les anomalies : elle restitue un plan d'action et oriente vers les caisses concernées.

  • Alertes classées par gravité décroissante : d'abord les anomalies, puis les vigilances, puis les informations utiles.
  • Liste des années à vérifier, avec la raison et le niveau d'alerte pour chacune.
  • Droits complémentaires détaillés par régime (points, valeur du point, commentaire).
  • Actions recommandées pour corriger les anomalies identifiées.
  • Questions à poser à votre caisse de retraite.
  • Documents à préparer pour vos démarches de régularisation.

Pré-remplissage des simulateurs

L'analyse avancée pré-remplit automatiquement vos simulateurs Viadera (pension, rachat de trimestres) à partir des données lues, pour passer directement à l'action.

Limites et précautions

L'analyse IA est indicative et ne remplace pas une validation officielle par vos caisses de retraite. L'IA ne donne jamais d'avis juridique définitif et ne conclut jamais fermement à une erreur de caisse.

  • Aucune donnée ni aucun chiffre absent du document n'est inventé.
  • En cas de doute sur une alerte, l'IA rétrograde en vigilance plutôt que de signaler une anomalie.
  • Le rapport ne calcule pas une pension finale ferme : il projette une estimation indicative.
  • La décision de valider ou corriger une donnée appartient à votre caisse de retraite.

Prêt à analyser votre propre relevé ?

L'analyse essentielle est gratuite et dure environ 3 minutes. Importez votre RIS au format PDF depuis info-retraite.fr et obtenez votre indice de fiabilité, vos alertes prioritaires et vos droits complémentaires.

Analyser mon relevé — analyse essentielle gratuite

Utilisez nos simulateurs gratuits pour appliquer ce guide à votre situation.

Sources officielles

Liens contrôlés automatiquement chaque jour (dernier contrôle éditorial : 10 août 2026). Les barèmes évoluant chaque année, reportez-vous toujours à la version en ligne la plus récente.

Guide rédigé par Viadera à visée pédagogique, sur la base d'informations publiques (LFSS, barèmes Cnav et Agirc-Arrco). Il ne remplace pas un bilan retraite personnalisé ni la validation officielle par vos caisses.

Questions fréquentes

L'IA invente-t-elle des droits absents de mon relevé ?

+

Non. L'instruction donnée au modèle est stricte : aucune donnée ni aucun chiffre absent du document ne doit être inventé. Si une information manque, le champ correspondant reste vide (null). L'IA signale uniquement des points de vigilance appuyés sur une donnée précise de votre relevé (une année, un montant, un employeur).

L'IA conclut-elle que ma caisse a commis une erreur ?

+

Non, elle reste prudente et nuancée. Une anomalie est qualifiée de « probable » et un point de « à vérifier ». La décision finale appartient à votre caisse de retraite, qui seule peut valider ou corriger une donnée.

Mes données de relevé sont-elles conservées ?

+

Non. Le PDF est analysé à la volée puis supprimé. Le numéro de sécurité sociale est masqué dans le rapport (seuls les 3 premiers et 2 derniers chiffres sont conservés). Le moteur d'IA professionnel utilisé ne réutilise pas les contenus soumis pour entraîner ses modèles.

Quelle est la différence entre anomalie, vigilance et information ?

+

« Anomalie probable » signale un écart net basé sur un fait du document (revenus significatifs mais zéro trimestre, année d'emploi manquante). « Point de vigilance » attire l'attention sur un risque à confirmer. « Information utile » apporte un éclairage pédagogique (validation partielle d'une période assimilée, années récentes non mises à jour).

L'IA calcule-t-elle le montant exact de ma pension ?

+

Non. L'IA reconstitue votre carrière, identifie les points à vérifier et projette une pension indicative. Le montant définitif ne peut être calculé que par vos caisses de retraite lors de la liquidation. L'indice de fiabilité traduit la qualité des données enregistrées, pas le montant de votre future pension.

Que faire si l'IA détecte une anomalie ?

+

Conservez le rapport, rassemblez les justificatifs (bulletins de paie, attestations) et contactez la caisse concernée pour demander une régularisation. La plupart des anomalies se corrigent en quelques semaines. L'analyse avancée fournit une liste d'actions recommandées, de questions à poser à votre caisse et de documents à préparer.

Qu'est-ce que l'IA ne peut pas vérifier sur mon relevé ?

+

Le statut cadre et le taux de cotisation réel de l'employeur ne figurent pas sur le RIS, les années antérieures à 1999 relèvent d'anciennes caisses Arrco aux barèmes propres, les années de changement d'employeur ne sont pas comparables, et les périodes à l'étranger comme les majorations de durée (enfants, congé parental, pénibilité, handicap) n'apparaissent pas. Ces points sont déclarés comme zones grises et ne donnent jamais lieu à une anomalie.