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Glossaire retraite
Toutes les définitions des termes utiles pour comprendre votre relevé de carrière, décoder les courriers de vos caisses et préparer votre départ à la retraite. Barèmes 2026 (LFSS 2026, valeurs Agirc-Arrco et PASS).
A
- Abattement 10 % (retraite)
Abattement fiscal forfaitaire de 10 % appliqué au montant imposable des pensions.
Il est automatique et plafonné ; en 2026 le maximum est de 4 439 € et le minimum de 454 €.
Il réduit le revenu imposable mais pas l’assiette des prélèvements sociaux.
Le projet de loi de finances pour 2026 (article 6) prévoyait de le remplacer par un forfait de 2 000 € par pensionné, ce qui aurait supprimé l’avantage du 10 % pour les pensions supérieures à environ 20 000 €.
Cette disposition a été rejetée par le Parlement : l’abattement de 10 % reste applicable pour l’imposition des revenus 2026.
- Âge du taux plein automatique
C’est l’âge à partir duquel la pension est calculée au taux plein sans décote.
Il est fixé à 67 ans pour les générations concernées par la réforme 2023.
Même avec une durée d’assurance incomplète, le taux maximal de 50 % s’applique.
Cet âge est une sécurité pour ceux qui ont eu des interruptions de carrière.
Au-delà, la surcote peut encore majorer la pension si l’on continue à cotiser.
- Âge légal de départ
C’est l’âge minimum auquel un assuré peut demander la liquidation de sa retraite.
Il dépend de l’année de naissance : 62 ans jusqu’en 1960, 63 ans et 3 mois pour 1966, 64 ans à partir de 1969.
Partir avant cet âge n’est possible que via les départs anticipés (carrière longue, handicap, pénibilité).
Il ne garantit pas un taux plein : la décote s’applique si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte.
Voir la FAQ retraite pour les tableaux par génération.
- Agirc-Arrco
Régime complémentaire obligatoire des salariés du secteur privé, fonctionnant par points.
Né de la fusion des régimes Agirc et Arrco en 2019, il couvre cadres et non-cadres.
Chaque cotisation achète des points selon le salaire et la tranche de cotisation.
Au départ, les points accumulés sont convertis en pension annuelle via la valeur de service.
La pension Agirc-Arrco subit un coefficient de minoration si la retraite de base n’est pas à taux plein.
- Allocation veuvage
Allocation temporaire versée au conjoint survivant de moins de 55 ans.
Elle est versée par la Cnav sous conditions de ressources.
Sa durée est limitée à 2 ans maximum.
Elle sert de transition en attendant l’ouverture éventuelle du droit à réversion.
Son montant dépend des ressources personnelles du survivant.
- Article 39 / Article 83
Anciens régimes de retraite supplémentaire d’entreprise.
L’article 39, dit « retraite chapeau », garantissait un niveau de pension.
L’article 83 était un régime à cotisations définies.
Depuis la loi Pacte de 2019, ils sont progressivement transférables vers un PER.
Leur fiscalité au transfert dépend du type de contrat et de l’ancienneté.
- ASPA
Allocation de solidarité aux personnes âgées, anciennement appelée minimum vieillesse.
Elle garantit un revenu minimum aux retraités de 65 ans et plus aux ressources très faibles.
Son montant varie selon la situation maritale et les revenus du foyer.
Elle est soumise à condition de résidence en France et de faibles ressources.
L’ASPA n’est pas cumulable intégralement avec d’autres pensions ou revenus.
- Assimilé salarié
Statut des dirigeants rattachés au régime général sans être titulaires d’un contrat de travail.
Il concerne notamment le président de SAS ou SASU et le gérant minoritaire de SARL.
Ces dirigeants cotisent à la Cnav et à l’Agirc-Arrco comme un salarié cadre.
Les dividendes qu’ils perçoivent n’ouvrent en revanche aucun droit à la retraite.
- Assurance vieillesse
Branche de la Sécurité sociale qui gère la retraite de base du régime général.
Elle collecte les cotisations vieillesse et assure le versement des pensions.
Elle est gérée par la Cnav au niveau national et les Carsat en région.
Son financement repose principalement sur les cotisations salariales et patronales.
Les règles du régime général s’appliquent aux salariés du privé et assimilés.
- AVPF (Assurance vieillesse des parents au foyer)
Dispositif permettant de valider des trimestres pendant les périodes d’éducation.
La CAF prend en charge les cotisations vieillesse d’un parent sans activité ou à temps partiel.
L’enfant doit être âgé de moins de 3 ans ou de 3 à 20 ans en cas d’adoption.
L’attribution est soumise à des conditions de ressources.
Les trimestres validés comptent pour la durée d’assurance.
B
- Bonification pour enfants
Majoration de 10 % de la pension de base et de la retraite complémentaire.
Elle est accordée aux parents ayant élevé au moins trois enfants pendant neuf ans avant 16 ans.
Contrairement à la MDA, elle augmente le montant de la pension, pas la durée d’assurance.
Elle s’applique à la fois au père et à la mère, sous conditions.
Son impact peut représenter plusieurs centaines d’euros de pension annuelle.
C
- C2P (Compte professionnel de prévention)
Compte cumulant des points pour les salariés exposés à des facteurs de pénibilité.
Les facteurs pris en compte incluent le travail de nuit, les équipes alternantes, le bruit ou les températures extrêmes.
Les points peuvent servir à se former, réduire son temps de travail ou anticiper son départ.
Le départ anticipé peut atteindre 2 ans avant l’âge légal.
L’exposition doit être déclarée par l’employeur dans la déclaration sociale nominative.
- Caisses des professions libérales
Chaque profession libérale relève d’une section professionnelle de la CNAVPL.
Médecins (CARMF), auxiliaires médicaux (CARPIMKO), experts-comptables (CAVEC), pharmaciens (CAVP), chirurgiens-dentistes et sages-femmes (CARCDSF) en font partie.
Les avocats relèvent d’une caisse autonome, la CNBF.
Depuis 2019, la CIPAV ne couvre plus qu’une liste restreinte de professions, les autres ayant basculé au régime général.
- Carrière longue (RACL)
Dispositif permettant un départ anticipé aux assurés ayant commencé à travailler jeune.
Les seuils dépendent de l’âge de début d’activité : 16, 18, 20 ou 21 ans.
Il faut avoir validé le nombre de trimestres cotisés requis à l’âge correspondant.
Le départ peut alors intervenir à 58, 60, 62 ou 63 ans selon le cas.
Seuls les trimestres cotisés ouvrent droit à la carrière longue, pas les trimestres assimilés.
- Carsat
Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail, antenne régionale de la Cnav.
Elle calcule et verse la retraite de base des salariés du régime général dans sa zone.
Elle gère également la prévention de la pénibilité et de la santé au travail.
C’est elle qui envoie le relevé de carrière et répond aux demandes de liquidation.
Son site permet de suivre son compte retraite et de contacter un conseiller.
- Casa
Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie, au taux de 0,3 %.
Elle finance la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées.
Elle est due par les retraités soumis à la CSG au taux normal ou médian.
Avec la CSG et la CRDS, elle porte le prélèvement social à environ 9,1 % sur la pension de base et 10,1 % sur la complémentaire.
- Catégorie active
Certains emplois publics sont classés en catégorie active en raison de risques ou de fatigue particuliers.
Ils ouvrent droit à un départ plus précoce que l’âge légal de droit commun.
Une durée minimale de services dans ces fonctions est exigée.
Les autres emplois relèvent de la catégorie sédentaire, sans départ anticipé à ce titre.
- CIPAV
Caisse de retraite des professions libérales non réglementées.
Elle couvre architectes, consultants, moniteurs de ski et de nombreuses professions libérales.
Elle gère à la fois la retraite de base et la retraite complémentaire.
Ses règles de calcul diffèrent du régime général des salariés.
Elle dépend de la CNAVPL pour la coordination nationale.
- CNRACL
Régime de retraite de base des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers.
La pension est calculée sur le traitement indiciaire des six derniers mois, hors primes.
Les primes relèvent quant à elles du RAFP, régime complémentaire en points.
Une carrière mixte public-privé additionne les droits CNRACL et ceux du régime général.
- Coefficient de conversion Agirc 2019
Lors de la fusion de 2019, les points Agirc et Arrco ont été ramenés à une unité commune.
Les anciens points Agirc ont été convertis par un coefficient, les points Arrco repris à l’identique.
La conversion a été faite à droits constants : elle ne modifie pas le montant de la pension.
Comparer directement des points d’avant et d’après 2019 sans conversion conduit à des écarts trompeurs.
- Coefficient de minoration Agirc-Arrco
Réduction définitive appliquée à la retraite complémentaire hors taux plein.
Il vaut -1 % par trimestre manquant jusqu’à 12 trimestres, puis -1,25 % au-delà.
Il s’applique lorsque la retraite de base n’est pas liquidée à taux plein avant 67 ans.
Son effet est permanent : il pèse sur la pension complémentaire toute la retraite.
Pour l’éviter, il faut partir à taux plein ou attendre 67 ans.
- Coefficient de solidarité
Ancienne minoration temporaire de 10 % de la retraite Agirc-Arrco.
Elle s’appliquait pendant 3 ans aux assurés partis dès le taux plein.
Elle a été supprimée depuis le 1er décembre 2023 pour les nouveaux retraités.
Sa disparition a amélioré le montant initial des pensions complémentaires.
Elle ne concerne donc plus les départs à la retraite actuels.
- Coefficient majorant Agirc-Arrco
Décaler son départ de deux années après l’obtention du taux plein majore la complémentaire pendant un an.
La majoration est de 10 % pour deux ans, 20 % pour trois ans, 30 % pour quatre ans.
Elle vient en miroir du coefficient de solidarité, qui minore la pension en cas de départ immédiat.
Elle ne s’applique qu’à la retraite Agirc-Arrco, jamais à la pension de base.
- Convention internationale de sécurité sociale
Les périodes travaillées à l’étranger relèvent du régime du pays concerné, pas du régime français.
Elles n’apparaissent donc pas sur le relevé français, sans que cela constitue une anomalie.
Les règlements européens et les conventions bilatérales permettent de totaliser les périodes pour apprécier le taux plein.
Chaque pays verse ensuite sa propre pension, au prorata des droits acquis sur son territoire.
- Conversion francs / euros
Jusqu’en 2001, les salaires portés au relevé de carrière sont exprimés en francs.
La conversion officielle et irrévocable est de 1 euro pour 6,55957 francs.
Lire un salaire en francs comme s’il s’agissait d’euros multiplie le revenu par plus de six.
L’analyse résout la devise année par année et écarte les années ambiguës du contrôle chiffré.
- Cotisation vieillesse
Prélèvement sur le salaire brut destiné à financer la retraite de base et complémentaire.
Elle est partagée entre employeur et salarié selon des taux fixés par la loi.
Son montant dépend du salaire, plafonné au PASS pour le régime général.
L’Agirc-Arrco applique des taux différents selon les tranches A, B et C.
Chaque euro cotisé acquiert des droits à la fois en base et en complémentaire.
- CSG et CRDS
La CSG et la CRDS sont prélevées directement sur la pension brute, avant impôt sur le revenu.
Le taux de CSG applicable est nul, réduit, médian ou normal selon le revenu fiscal de référence.
Un franchissement de seuil au moment de la liquidation peut faire varier sensiblement la pension nette.
Une fraction de la CSG est déductible du revenu imposable.
- Cumul emploi-retraite
Possibilité de reprendre une activité professionnelle après avoir liquidé sa retraite.
Depuis le 1er janvier 2027 (LFSS 2026), la reprise d’activité ouvre de nouveaux droits.
Le cumul peut être intégral, plafonné ou suspendu selon la situation.
Il permet d’améliorer sa pension future tout en percevant un revenu complémentaire.
- Cumul emploi-retraite plafonné
Reprise d’activité limitée en revenu lorsque le retraité ne remplit pas les conditions du cumul intégral.
Le total pension + salaire ne peut dépasser certains plafonds.
En cas de dépassement, la pension est réduite ou suspendue.
Les plafonds dépendent de l’âge, de la durée d’assurance et du régime.
Il est important de déclarer son activité à chaque caisse pour éviter un trop-perçu.
D
- Décote
Réduction définitive de la pension de base appliquée en cas de départ avant le taux plein.
Elle s’élève à -1,25 % par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres.
Elle disparaît automatiquement à l’âge du taux plein automatique, soit 67 ans.
Son effet se cumule avec la minoration Agirc-Arrco si la base n’est pas à taux plein.
Un rachat de trimestres peut réduire ou supprimer la décote.
- Départ anticipé
Départ à la retraite avant l’âge légal dans certaines situations.
Il concerne les carrières longues, le handicap, l’incapacité permanente et la pénibilité.
Chaque dispositif impose des conditions précises de trimestres cotisés ou de taux d’incapacité.
Le départ anticipé peut entraîner une décote si le taux plein n’est pas atteint.
Il faut anticiper sa demande 4 à 6 mois avant la date souhaitée.
- Durée d'assurance
Nombre total de trimestres validés tous régimes confondus.
Elle inclut les trimestres cotisés, assimilés, les majorations et les rachats.
Elle détermine le taux appliqué à la pension : plein, décote ou surcote.
Elle sert aussi à la proratisation de la pension de base.
Le nombre de trimestres requis varie de 166 à 172 selon l’année de naissance.
- Durée d'assurance requise
Elle fixe le nombre de trimestres à réunir, tous régimes confondus, pour partir sans décote.
Elle augmente par génération : 170 trimestres pour 1963 et 1964, 171 pour 1965, 172 à partir de 1966.
Ne pas l’atteindre entraîne une décote, sauf à attendre l’âge du taux plein automatique.
Elle sert aussi de base à la proratisation de la pension de base.
E
- EIG (Estimation indicative globale)
Estimation personnalisée du montant de retraite envoyée à partir de 55 ans.
Elle est éditée par Info Retraite tous les 5 ans environ.
Elle projette la pension à plusieurs âges de départ possibles.
C’est un document indicatif à vérifier et à croiser avec nos simulateurs.
Elle peut contenir des erreurs : confrontez-la à votre relevé de carrière.
- Espérance de vie résiduelle
Nombre moyen d’années restant à vivre à un âge donné.
Elle est publiée par l’INSEE et utilisée pour convertir un capital en rente viagère.
Plus l’âge est avancé, plus cette espérance diminue, donc plus la rente est élevée.
Elle diffère selon le sexe et l’année de référence.
G
- GMP (Garantie minimale de points)
Garantie minimale de points, propre à l’ancien régime Agirc des cadres.
Elle assurait 120 points par an à tout cadre cotisant, même si son salaire ne dépassait pas le plafond de la Sécurité sociale.
Elle a été appliquée de 1989 à 2018 et a disparu avec la fusion Agirc-Arrco de 2019.
Sur un relevé, moins de 120 points Agirc sur une année de statut cadre avant 2019 constitue un point de vigilance.
I
- Indemnité de départ à la retraite
Somme versée par l’employeur au salarié qui part à la retraite.
Son montant dépend de l’ancienneté et de la convention collective.
Le Code du travail prévoit un minimum en l’absence de convention.
Sa fiscalité varie selon qu’il s’agit d’un départ volontaire ou d’une mise à la retraite.
Elle est distincte de la pension et soumise à l’impôt sur le revenu.
- Indice de fiabilité du relevé
Score propre à Viadera, calculé à partir des alertes détectées sur le relevé.
Les simples informations ne retirent aucun point ; vigilances, anomalies et anomalies majeures pèsent différemment.
Une même anomalie répétée sur plusieurs années est plafonnée pour ne pas écraser le score.
Trois bandes de lecture : relevé solide (85 et plus), à vérifier (60 à 84), à corriger (moins de 60).
- Info Retraite
GIP inter-régimes qui centralise le compte retraite personnel de chaque assuré.
Il regroupe les données des régimes de base et complémentaire sur info-retraite.fr.
Il édite le relevé individuel de situation (RIS) et l’estimation indicative globale (EIG).
Il permet de vérifier ses trimestres, points et relevés de carrière.
Il est essentiel de consulter son compte chaque année pour détecter les erreurs.
- Intégration du RSI au régime général
Le Régime social des indépendants a été supprimé et ses assurés rattachés au régime général.
La bascule s’est étalée de 2018 à 2020, sous le nom de Sécurité sociale des indépendants.
Les droits acquis avant le transfert sont conservés intégralement.
Une activité à cheval sur cette période explique souvent un changement de régime au relevé.
- IRCANTEC
Retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités.
C’est un régime par points obligatoire pour les contractuels du secteur public.
Les cotisations sont partagées entre employeur et agent.
La pension dépend du nombre de points acquis et de la valeur du point.
Elle s’ajoute à la retraite de base de la fonction publique.
L
- LFSS
Loi de financement de la Sécurité sociale, votée chaque année.
Elle fixe les grands équilibres de la Sécurité sociale et les paramètres retraite.
Elle peut modifier l’âge légal, les valeurs de points ou les abattements.
La LFSS 2026 a notamment ajusté le décalage de l’âge légal et le cumul emploi-retraite.
- Liquidation de la retraite
Procédure administrative par laquelle l’assuré demande la mise en paiement de sa pension.
Elle doit être effectuée 4 à 6 mois avant la date de départ souhaitée.
La demande se fait auprès de chaque régime concerné, souvent via Info Retraite.
La date de liquidation détermine le calcul définitif du taux et de la proratisation.
Une fois acceptée, la pension est versée mensuellement avec retenue à la source.
- LURA (Liquidation unique des régimes alignés)
Une seule caisse calcule et verse la retraite de base pour les régimes dits alignés.
Sont concernés le régime général, celui des indépendants et la MSA salariés.
Les salaires des différents régimes sont fusionnés pour déterminer un revenu annuel moyen unique.
Le dispositif ne s’applique pas aux régimes des professions libérales ni à la fonction publique.
M
- Majoration de durée d'assurance (MDA)
Trimestres supplémentaires accordés à la mère (et parfois au père) pour chaque enfant élevé.
Jusqu’à 8 trimestres par enfant sont attribués au titre de la maternité, adoption ou éducation.
Ils comptent pour la durée d’assurance mais pas pour la proratisation.
La MDA peut permettre d’atteindre le taux plein plus tôt.
Son attribution dépend de l’âge de l’enfant et de la période d’éducation.
- Majoration tierce personne
Complément de pension pour les retraités invalides ayant besoin d’aide.
Elle est versée aux titulaires d’une pension d’invalidité ou pour inaptitude.
L’assuré doit avoir besoin de l’assistance d’une tierce personne pour les actes de la vie courante.
Son montant est fixé par la Cnav et revalorisé annuellement.
Elle s’ajoute à la pension de base.
- Minimum contributif
Pension minimale versée par la Cnav aux assurés partis à taux plein.
Elle vise à garantir un niveau de vie aux carrières modestes et complètes.
Son montant est revalorisé pour viser environ 85 % du SMIC net à terme.
Elle est soumise à des conditions de durée d’assurance et de revenus professionnels.
Elle peut être majorée si la carrière comporte au moins 120 trimestres cotisés.
- Minimum garanti (fonction publique)
Montant plancher garanti aux fonctionnaires dont la pension calculée est très faible.
Il dépend de la durée de services accomplis dans la fonction publique.
Son bénéfice suppose de partir au taux plein ou d’atteindre l’âge d’annulation de la décote.
C’est l’équivalent du minimum contributif applicable aux salariés du privé.
- MSA
Mutualité sociale agricole : régime de retraite des salariés et non-salariés agricoles.
Elle gère la retraite de base des exploitants et salariés agricoles.
Elle assure également la protection sociale agricole.
Ses règles de calcul présentent des spécificités liées à l’activité agricole.
Les agriculteurs peuvent aussi bénéficier de la retraite complémentaire obligatoire.
N
- Niveaux d'alerte de l'analyse
Information : élément de contexte utile, sans problème avéré sur le relevé.
Vigilance : élément à confirmer, souvent explicable par une situation particulière.
Anomalie : écart caractérisé qui justifie une demande de correction à la caisse.
Anomalie majeure : écart susceptible de peser lourdement sur la date de départ ou le montant de la pension.
O
- Option « taux seul » et « taux et durée »
Le rachat « taux seul » réduit ou supprime la décote, sans augmenter la durée d’assurance retenue.
Le rachat « taux et durée » agit sur les deux et évite aussi la proratisation de la pension.
La seconde option coûte nettement plus cher, mais son gain est plus élevé.
Le bon choix dépend du nombre de trimestres manquants et de la date de départ visée.
P
- PASS
Plafond annuel de la Sécurité sociale, référence pour les cotisations et pensions.
En 2026, il s’élève à 48 060 €.
Il sert à plafonner le salaire annuel moyen (SAM) au régime général.
L’Agirc-Arrco l’utilise pour définir ses tranches de cotisation.
Il est revalorisé chaque année selon l’évolution des salaires.
- Pension de base
Retraite versée par le régime général (Cnav) aux salariés du privé.
Sa formule est : SAM plafonné × taux × (durée validée / durée requise).
Elle est plafonnée à 50 % du PASS, soit environ 24 030 €/an en 2026.
Le taux dépend de la durée d’assurance et de l’âge de départ.
Elle est soumise aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu.
- Pension de réversion
Fraction de la retraite d’un assuré décédé versée à son conjoint survivant.
Au régime général, elle représente 54 % de la pension de base du défunt.
À l’Agirc-Arrco, elle atteint 60 % de la retraite complémentaire.
Son versement est soumis à des conditions d’âge, de mariage et de ressources.
- PER
Plan d’épargne retraite créé par la loi Pacte en 2019.
Il permet de se constituer un complément de revenus déductible fiscalement.
Les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite d’un plafond.
L’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, avec quelques cas de déblocage anticipé.
- PERin, PERO et PER collectif
Le PER individuel (PERin) est souscrit librement et succède au PERP et au contrat Madelin.
Le PER obligatoire (PERO) est mis en place par l’employeur pour une catégorie de salariés.
Le PER collectif recueille l’épargne salariale et les versements volontaires.
Les trois compartiments obéissent à des règles de sortie et de fiscalité différentes.
- Périodes non cotisées (chômage, maladie)
Chômage indemnisé, arrêt maladie, maternité ou invalidité ouvrent des droits sans cotisation classique.
Ils génèrent des trimestres assimilés et, à l’Agirc-Arrco, des points calculés sur un salaire journalier de référence.
Ces points n’étant pas proportionnels à un salaire versé, ils faussent tout contrôle de cohérence revenus / points.
L’analyse Viadera les isole pour éviter de produire de fausses anomalies.
- PERP / Madelin
Anciens produits d’épargne retraite individuels remplacés par le PER depuis 2019.
Le PERP concernait les salariés et le contrat Madelin les indépendants.
Ils sont fermés à la commercialisation depuis octobre 2020.
Les contrats existants peuvent être transférés vers un PER.
Le transfert peut offrir plus de flexibilité et des frais réduits.
- PFU (Prélèvement forfaitaire unique)
Le prélèvement forfaitaire unique, ou flat tax, s’élève à 30 % au total.
Il combine l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux sur les revenus de placement.
Il s’applique aux gains d’un PER en cas de sortie en capital, la part des versements déduits étant imposée au barème.
Le contribuable peut opter pour le barème progressif si celui-ci lui est plus favorable.
- Plafond épargne retraite
Il fixe le montant maximal de versements PER déductibles du revenu imposable.
Pour un salarié, il correspond à 10 % des revenus professionnels, avec un plancher de 4 710 €.
Les travailleurs non salariés bénéficient d’un plafond majoré assis sur leur bénéfice.
Les plafonds non utilisés des trois années précédentes restent mobilisables.
- Point Agirc-Arrco
Unité de compte du régime complémentaire Agirc-Arrco.
Prix d’achat 2026 : 20,1877 €. Valeur de service 2026 : 1,4386 €.
La pension annuelle brute = points accumulés × valeur de service × coefficient de minoration.
Plus on cotise sur des salaires élevés, plus on acquiert de points.
La valeur de service est fixée chaque année par les partenaires sociaux.
- Points de tranche C
Ils correspondent à la part de rémunération située entre 4 et 8 fois le plafond de la Sécurité sociale.
Ils ne concernent que les cadres à hauts revenus et n’existent que dans l’ancien régime Agirc.
Les points acquis avant 2016 restent affichés séparément sur le relevé de carrière.
Ils sont isolés des contrôles chiffrés de cohérence, car leur logique d’acquisition diffère.
- Points gratuits Agirc-Arrco
Points attribués sans cotisation pour certaines périodes.
Ils concernent le chômage indemnisé, la maladie, la maternité ou le service militaire.
Leur calcul repose sur le salaire journalier de référence.
Ils permettent de maintenir des droits à la complémentaire pendant les interruptions.
Ils doivent être vérifiés sur le relevé de carrière.
- Prélèvements sociaux
CSG, CRDS, CASA et cotisation maladie prélevés sur les pensions de retraite.
Sur la pension de base, le taux plein est de 9,1 % (CSG 8,3 % + CRDS 0,5 % + CASA 0,3 %).
Sur l’Agirc-Arrco, le taux plein atteint 10,1 % en incluant la cotisation maladie.
Certains retraités aux revenus très faibles bénéficient d’un taux réduit ou de l’exonération.
Ces prélèvements réduisent le montant net perçu chaque mois.
- Proratisation
Ajustement de la pension de base au prorata de la durée d’assurance validée.
Elle s’applique lorsque la durée validée est inférieure à la durée requise.
Même à taux plein, une carrière incomplète réduit le montant de la pension.
Elle se calcule par le ratio durée validée / durée requise.
Un rachat de trimestres en « taux + durée » peut améliorer la proratisation.
R
- Rachat de périodes de stage
Un stage rémunéré peut donner lieu au rachat de 2 trimestres au maximum.
La demande doit être déposée dans les 2 ans qui suivent la fin du stage.
Le coût est réduit par rapport au versement pour la retraite classique.
Passé le délai, seul le rachat au titre des années d’études reste envisageable.
- Rachat de trimestres
Versements pour la retraite permettant de racheter jusqu’à 12 trimestres.
Les trimestres rachetables concernent les études supérieures ou les années incomplètes.
Deux options existent : « taux seul » (réduit la décote) ou « taux + durée » (plus cher, augmente la proratisation).
Le coût dépend du salaire et de l’option choisie.
- RAFP
Régime additionnel de la fonction publique.
C’est une retraite complémentaire obligatoire par points pour les fonctionnaires.
Elle est calculée sur les primes et rémunérations accessoires.
Son montant est plafonné à 20 % du traitement indiciaire brut.
Elle s’ajoute à la retraite de base des fonctionnaires.
- Régime complémentaire
Retraite obligatoire de 2e niveau s’ajoutant au régime de base.
Pour les salariés du privé, il s’agit de l’Agirc-Arrco par points.
Il est financé par des cotisations proportionnelles aux salaires.
La pension dépend du nombre de points acquis et de la valeur de service.
Il subit une minoration si la retraite de base n’est pas à taux plein.
- Régime de base
Retraite obligatoire du 1er niveau, versée par la Cnav pour les salariés du privé.
Il assure une pension calculée sur les 25 meilleures années de salaire.
Son financement repose sur la répartition et les cotisations actives.
Il est complété par un régime complémentaire obligatoire.
Les règles varient selon le statut : salarié, indépendant, fonctionnaire, agriculteur.
- Régime général
Régime de base de la Sécurité sociale couvrant les salariés du secteur privé.
Il est géré par la Cnav et les Carsat.
Il couvre également certains travailleurs indépendants et assimilés.
Son financement repose sur les cotisations sociales.
Il constitue le premier niveau de la retraite des salariés.
- Régularisation d'arriérés de cotisations
Elle permet de corriger des périodes réellement travaillées mais absentes ou incomplètes au relevé.
Elle concerne souvent l’apprentissage antérieur à 2014, les emplois d’été et les contrats courts.
Elle suppose de produire des justificatifs : bulletins de paie, contrats, attestations d’employeur.
Contrairement au rachat, elle n’est pas plafonnée en nombre de trimestres.
- Relevé de carrière (RIS)
Relevé individuel de situation récapitulant les trimestres et points acquis.
Il est édité par Info Retraite et envoyé régulièrement aux assurés.
Un tiers des RIS contiendrait des erreurs : vérification indispensable.
Il permet de vérifier son âge de départ, ses trimestres et ses points.
- Rente viagère
Revenu périodique versé jusqu’au décès, en contrepartie de l’aliénation d’un capital.
Son montant dépend de l’âge à la mise en place, du taux technique retenu et de la table de mortalité.
Elle peut être réversible sur une seconde tête, ce qui en réduit le montant initial.
- Retraite anticipée pour handicap
Départ possible dès 55 ans pour les assurés justifiant d’une incapacité permanente.
Le taux d’incapacité doit être d’au moins 50 %.
Il faut avoir cotisé un certain nombre de trimestres pendant la période de handicap.
La décote peut s’appliquer si le taux plein n’est pas atteint.
Ce dispositif vise à préserver les carrières fragilisées par la maladie.
- Retraite anticipée pour incapacité permanente
Ce dispositif vise les séquelles reconnues d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.
Le taux d’incapacité permanente conditionne l’ouverture du droit et l’âge de départ.
La pension est alors servie au taux plein, même si la durée d’assurance est incomplète.
Il se distingue de la retraite anticipée pour handicap, qui repose sur un taux d’incapacité durable.
- Retraite progressive
Dispositif permettant de percevoir une fraction de sa pension tout en travaillant à temps partiel.
Il est accessible à partir de 60 ans sous conditions de durée d’assurance.
L’activité doit être réduite par rapport à l’activité antérieure.
La fraction de pension perçue dépend du temps de travail restant.
- Retraite supplémentaire
Retraite facultative venant s’ajouter aux régimes obligatoires.
Elle inclut le PER individuel, le PER collectif, le PER obligatoire et la retraite chapeau.
Les versements sont souvent déductibles ou effectués par l’employeur.
Elle permet de compléter significativement la pension de base et complémentaire.
Son déblocage suit les règles du PER.
- Revalorisation des pensions
Réévaluation annuelle des pensions pour tenir compte de l’inflation.
Le régime général revalorise au 1er janvier.
L’Agirc-Arrco revalorise au 1er novembre selon ses partenaires sociaux.
Cette revalorisation s’applique aux pensions en cours et aux nouvelles pensions.
Elle vise à préserver le pouvoir d’achat des retraités.
- Réversibilité d'une rente
Elle prévoit la poursuite du versement au bénéfice d’un second bénéficiaire après le décès.
Le taux de réversion, souvent 60 % ou 100 %, est fixé à la souscription.
Elle réduit le montant de la rente initiale, d’autant plus que le taux et l’écart d’âge sont élevés.
À distinguer de la pension de réversion des régimes obligatoires, qui obéit à ses propres règles.
- Réversion (pension de)
Pension de réversion versée au conjoint survivant d’un assuré décédé.
Elle correspond à une fraction de la retraite que le défunt percevait ou aurait perçue.
Au régime général, son taux est de 54 % de la pension de base.
À l’Agirc-Arrco, elle atteint 60 % de la retraite complémentaire.
Son attribution est soumise à des conditions d’âge, de durée de mariage et de ressources.
- RFR (Revenu fiscal de référence)
Il figure sur l’avis d’imposition et agrège l’ensemble des revenus du foyer fiscal.
C’est lui, rapporté au nombre de parts, qui fixe le taux de CSG appliqué aux pensions.
Il conditionne aussi certaines exonérations locales accordées aux retraités modestes.
Il est apprécié sur l’avant-dernière année précédant le versement des pensions.
- RGCU
Répertoire de gestion des carrières unique regroupant les données de tous les régimes.
Il centralise les trimestres, points et salaires de chaque assuré.
Il alimente le relevé de carrière et l’estimation indicative globale.
Sa fiabilité dépend de la qualité des déclarations des employeurs.
Il est essentiel de vérifier les données qui y figurent.
- RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé)
Statut administratif délivré par la MDPH aux personnes dont le handicap limite l’accès à l’emploi.
Elle ouvre droit à l’obligation d’emploi (OETH), aux aménagements de poste et à l’accompagnement Cap Emploi/Agefiph.
La RQTH seule ne suffit pas au départ anticipé : il faut un taux d’incapacité MDPH ≥ 50 % pendant la durée cotisée.
Elle permet en revanche la retraite progressive dès 60 ans et sécurise le dossier de retraite pour inaptitude à l’âge légal.
Le RATH ouvert par la RQTH est liquidé à taux plein avec une majoration spécifique cumulable.
S
- Salaire de référence (prix d'achat du point)
Aussi appelé prix d’achat du point, c’est le montant de cotisation qui permet d’acquérir un point.
Il s’établit à 20,1877 € pour 2026 et il est revalorisé chaque année.
Nombre de points de l’année = cotisation retenue ÷ salaire de référence.
Plus il augmente vite, moins un même salaire génère de points : c’est un paramètre clé du rendement du régime.
- SAM (Salaire annuel moyen)
Moyenne des 25 meilleures années de salaires bruts revalorisés.
Chaque année de salaire est plafonnée au PASS de l’année correspondante.
C’est la base de calcul de la pension de base du régime général.
Un SAM élevé augmente directement le montant de la pension.
Il est important de vérifier que toutes vos années à fort salaire soient bien reportées.
- Sortie en capital
À la retraite, l’épargne d’un PER peut être perçue en capital, en rente, ou en combinant les deux.
La part issue de versements déduits est imposée au barème de l’impôt sur le revenu.
Les gains supportent la fiscalité des placements.
Fractionner la sortie sur plusieurs années permet souvent d’éviter un saut de tranche.
- SRE (Service des retraites de l'État)
Il gère les pensions des fonctionnaires de l’État, magistrats et militaires.
Le calcul repose sur le traitement indiciaire des six derniers mois et la durée de services.
Les primes ne comptent pas dans ce calcul mais alimentent le RAFP.
Les périodes SRE apparaissent sur le relevé sous un régime distinct du régime général.
- SSI (Sécurité sociale des indépendants)
Régime de retraite des artisans, commerçants et industriels.
Depuis 2020, la retraite de base est gérée par le régime général (Cnav / Carsat).
Certaines règles spécifiques des indépendants sont conservées.
La complémentaire reste gérée par des organismes dédiés.
Les indépendants doivent vérifier leurs années de cotisation.
- Surcote
Majoration définitive de la pension pour chaque trimestre cotisé au-delà du taux plein.
Elle s’élève à +1,25 % par trimestre supplémentaire.
Elle nécessite d’avoir dépassé à la fois l’âge légal et le taux plein.
La surcote parentale, à partir de 63 ans, majore la pension de +5 %.
Travailler plus longtemps peut donc sensiblement améliorer la pension.
- Surcote parentale
Majoration de 5 % de la pension pour certains parents.
Elle s’applique aux assurés qui atteignent le taux plein dès 63 ans.
Elle nécessite d’avoir bénéficié d’au moins un trimestre de MDA.
Instaurée par la réforme 2023, elle vise à valoriser les carrières avec enfants.
Elle s’ajoute à la surcote classique.
T
- Table de mortalité
Elle décrit la probabilité de survie à chaque âge pour une population de référence.
Les assureurs l’utilisent pour déterminer la durée probable de versement d’une rente.
Plus l’espérance de vie retenue est longue, plus la rente servie pour un même capital est faible.
Les tables sont distinctes selon le sexe pour les contrats individuels antérieurs à l’unisexe.
- Taux d'appel
Le taux réellement prélevé sur le salaire est supérieur au taux qui sert à calculer les points.
Ce coefficient d’appel, fixé à 127 %, apporte des ressources au régime sans créer de droits.
Il explique qu’un salarié cotise davantage qu’il n’acquiert de points.
Les calculs de points du site raisonnent sur le taux contractuel, hors taux d’appel.
- Taux de remplacement
Il mesure la part du revenu d’activité conservée une fois à la retraite.
Taux de remplacement = pension à la liquidation ÷ dernier revenu d’activité.
Il baisse mécaniquement quand la rémunération dépasse largement le plafond de la Sécurité sociale.
C’est l’indicateur le plus parlant pour mesurer l’effort d’épargne à prévoir.
- Taux marginal d'imposition (TMI)
Taux appliqué à la dernière tranche de revenus imposables.
Il correspond aux tranches du barème de l’impôt sur le revenu : 0, 11, 30, 41 ou 45 %.
Il détermine le gain fiscal d’un versement PER ou d’un rachat de trimestres déductible.
Plus le TMI est élevé, plus l’avantage fiscal est important.
- Taux plein
Taux maximum de la pension de base (50 %).
Il est obtenu avec la durée d’assurance requise ou automatiquement à 67 ans.
Le nombre de trimestres requis varie de 166 à 172 selon la génération.
Sans taux plein, une décote réduit la pension de base.
Atteindre le taux plein évite aussi la minoration Agirc-Arrco.
- Taux technique
C’est un rendement financier escompté par avance par l’assureur sur le capital converti.
Un taux technique élevé augmente la rente de départ mais limite ses revalorisations futures.
Un taux nul donne une rente initiale plus faible, mais un potentiel de revalorisation supérieur.
Le comparer entre deux offres est indispensable avant d’arbitrer.
- TNS (Travailleur non salarié)
Catégorie regroupant artisans, commerçants, gérants majoritaires et professionnels libéraux.
Leurs cotisations sont calculées sur le revenu professionnel, non sur un salaire.
Selon l’activité, ils relèvent du régime général des indépendants ou d’une caisse de la CNAVPL.
Leur plafond de déduction PER est plus favorable que celui des salariés.
- Tranche 1 et Tranche 2 (Agirc-Arrco)
La tranche 1 couvre la part de salaire jusqu’au plafond annuel de la Sécurité sociale (48 060 €).
La tranche 2 couvre la part comprise entre ce plafond et huit fois ce plafond (384 480 €).
Les taux de cotisation retenus pour le calcul des points sont de 6,20 % en tranche 1 et 17 % en tranche 2.
Au-delà de la tranche 2, le salaire n’ouvre plus de droits à la retraite complémentaire.
- Tranches A, B et C (avant 2019)
Avant la fusion de 2019, les cotisations se répartissaient sur plusieurs tranches de salaire.
La tranche A allait jusqu’au plafond de la Sécurité sociale, la tranche B jusqu’à 4 plafonds, la tranche C jusqu’à 8 plafonds.
Les non-cadres cotisaient en tranches A et B à l’Arrco, les cadres en tranche A à l’Arrco et en tranches B et C à l’Agirc.
Les points de tranche C acquis avant 2016 restent suivis distinctement par le régime et apparaissent séparément sur le relevé.
- Trimestre
Unité de compte de la durée d’assurance retraite.
Un trimestre est validé pour un salaire brut atteignant un seuil fixé chaque année.
On peut acquérir jusqu’à 4 trimestres maximum par année civile.
Les trimestres peuvent être cotisés, assimilés, majorés ou rachetés.
Leur décompte détermine le taux plein, la décote et la surcote.
- Trimestre assimilé
Trimestre validé sans cotisation effective.
Il concerne les périodes de chômage indemnisé, maladie, maternité, invalidité ou service militaire.
Il compte pour la durée d’assurance mais pas toujours pour la proratisation.
Il n’ouvre pas droit à la carrière longue.
Il est essentiel de vérifier qu’il soit bien reporté sur le relevé de carrière.
- Trimestre cotisé
Trimestre acquis par le versement effectif de cotisations vieillesse sur un salaire.
Seuls les trimestres cotisés ouvrent droit à la carrière longue.
Leur nombre dépend du salaire perçu chaque année.
Ils comptent à la fois pour la durée d’assurance et la proratisation.
Les années à temps partiel peuvent générer moins de trimestres cotisés.
- Trimestre en report / trimestre reporté
Un trimestre n’ouvre de droits que s’il est reporté au compte individuel de l’assuré.
Une période réellement travaillée mais non déclarée n’apparaît pas et sera perdue si rien n’est fait.
La correction s’obtient sur justificatifs auprès de la caisse compétente.
- Trimestres cotisés retenus pour la carrière longue
Le dispositif exige un nombre minimal de trimestres cotisés en début de carrière.
Les trimestres assimilés n’entrent que de façon limitée dans ce décompte.
Il faut avoir validé les trimestres exigés avant la fin de l’année civile des 16, 18, 20 ou 21 ans.
Seule la caisse délivre l’attestation ouvrant droit au départ anticipé.
- Trimestres validés vs cotisés
Distinction essentielle pour comprendre ses droits.
Les trimestres validés incluent cotisés, assimilés, MDA et rachats.
Ils servent à déterminer le taux plein, la décote ou la surcote.
Les trimestres cotisés sont les seuls comptés pour la carrière longue.
Cette différence explique parfois un écart entre durée affichée et droits anticipés.
V
- Valeur de service du point
C’est le montant annuel de retraite que verse chaque point acquis : 1,4386 €.
Pension complémentaire annuelle brute = nombre de points × valeur de service.
Elle est révisée chaque année par les partenaires sociaux, en principe au 1er novembre.
Ne pas la confondre avec le prix d’achat du point, qui sert à l’acquisition et non au versement.
- Versement pour la retraite (rachat Fillon)
Dispositif permettant de racheter jusqu’à 12 trimestres auprès du régime de base.
Il vise les années d’études supérieures et les années civiles n’ayant pas validé quatre trimestres.
Le coût dépend de l’âge au rachat, du revenu des trois dernières années et de l’option choisie.
- VPLR
Versements pour la retraite : nom officiel du rachat de trimestres.
Ce dispositif permet de racheter jusqu’à 12 trimestres d’études ou d’années incomplètes.
Les versements sont déductibles du revenu imposable dans certaines conditions.
Deux options existent : taux seul et taux + durée.
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